Mes œuvres favorites [1/3]

Bonjour !

Dans ce premier article, qui s’inscrit dans une série de trois, je vais vous parler d’œuvres qui m’ont particulièrement plu et marqué, en tentant de vous expliquer pourquoi elles ont provoqué en moi tant d’émotions. Chaque article sera divisé en trois catégories contenant chacune deux œuvres qui, à mes yeux,  sont remarquables. J’attends bien sûr de vous de commenter l’article, en me faisant partager vos œuvres fétiches et pourquoi elles le sont !

Manga

Fullmetal Alchemist | Hiromu Arakawa

Artiste : つくだ [source]
On commence avec une œuvre particulièrement forte, il n’est pas trop de dire qu’elle a changé ma vie. FMA, de Hiromu Arakawa donc, est un manga que j’ai découvert dans ma jeunesse. Enfin, il serait plus exact de dire que j’ai découvert l’anime sur Canal+ au préalable. Ce dernier m’a donné envie de m’intéresser à la version papier. Et c’est donc ce manga, qui m’aura rendu curieux de toute la culture nippone. Il aura été un véritable déclencheur, qui fait que je m’intéresse encore aujourd’hui à cela.

Ses points forts sont bien entendu son histoire, particulièrement intense et bien écrite, mais aussi ses personnages, attachants et entiers, le tout dans un univers particulièrement riche. Il ne faut pas non plus oublier le coup de crayon de l’artiste, qui sublime la narration. Les thématiques variées qu’il aborde, comme le deuil, la guerre ou encore la famille, sont toutes écrites avec une justesse qui vous donnera des frissons. Il s’agit là d’une œuvre très complète et qui ne se perd pas. J’ai ri et pleuré, été joyeux et déprimé à la fois, en lisant le périple des frères Elric.

Je recommande notamment cette lecture aux non-initiés du genre. Je pense que c’est un bon moyen de débuter, l’histoire parlera à tout le monde et chacun arrivera à s’identifier à des personnages. Par ailleurs, cela peut sembler anodin, mais les noms originaux des personnages sont à consonance occidentale, ce qui, mine de rien, enlève une barrière qui peut en rebuter certains. Il n’est pas forcément aisé de se souvenir des personnages, et donc de s’y attacher, lorsque l’on a du mal à retenir quelque chose d’aussi basique que son nom. À titre personnel, j’ai énormément de difficultés à retenir les prénoms et cela m’a permis d’avoir une épine de moins dans le pied.

J’espère que je vous aurais convaincu de lire (ou relire) Fullmetal Alchemist. Si cela ne suffit pas, ce qui est normal, il y a tant à dire dessus, je vous encourage à jeter un œil au dossier que l’ami Gaeko a écrit dans le Mag’zine #19 !

Rosario + Vampire | Akihisa Ikeda

Artiste : YoungChanNguyen [source]
On touche là un autre grand nom du manga, avec Rosario + Vampire d’Akihisa Ikeda. On y suit le périple de Tsukuné qui arrive bien malgré lui dans une école à l’écart du monde, au sens littéral, puisqu’il s’agit d’une école de montres, où se côtoient sorcière, loup-garou, femme des neiges, et, bien entendu, vampire avec Moka. Le manga se divise en deux saisons, la première est plus comique tandis que la seconde va plutôt virer dans le tragique. Inutile de vous dire qu’en tant que fan de mythologie, ce récit m’a beaucoup parlé et m’inspire énormément. L’histoire aborde des thématiques comme l’amitié et la différence. Cela peut paraître un peu classique, mais c’est néanmoins très bien écrit. Une autre chose, particulièrement bien réalisée, c’est le dessin, absolument splendide de l’auteur ! Les scènes d’actions notamment resteront dans les mémoires, tant les traits y sont somptueux.

Le seul pincement de cœur, ce sera son « adaptation » animée, qui est, soyons franc, une merde incommensurable. J’ai beau être fan du manga, preuve en est sa place ici, je n’ai pu finir le premier épisode. L’anime est une insulte à l’œuvre originale. Quoiqu’il en soit, le manga est et restera un incontournable, dont je ne peux là aussi, que recommander la lecture !

Anime

Shisekai Yori | A-1 Pictures

Modèles/photographe : 青沼 瞬 & 渡辺 早季 / Chikara [source]
Alors là, on ne parle plus d’« une œuvre », mais de « L’Œuvre », avec un « Œ » majuscule s’il-vous-plait. À mes yeux, Shinsekai Yori est donc l’œuvre la plus aboutie que j’ai pu voir, tout support confondu. Pour moi, pas une toile, pas une sculpture, pas un film, pas un livre n’arrive à son niveau. Et pour cause, c’est probablement en visionnant cet anime que j’ai été le plus bouleversé et interrogatif. On y traite tellement de sujets, brillamment écrits et réalisés que ça en devient presque surréel. Riche et profond, Shinsekai Yori vous fera poser et réfléchir à nombre de questions. Qu’est-ce que la vie ? La mort ? Qu’est-ce que l’amitié ? L’amour ? Qu’est-ce que la servitude ? La liberté ? Qu’est-ce que la famille ? Qu’est l’obéissance ? Le pouvoir ? Qu’est-ce que le monde ? Qu’est-ce que l’éternité ? Vous allez plonger dans les tourments de nos héros, de leurs connaissances et du monde, réfléchir et vous remettre en question.

J’en conviens, c’est particulier et tout le monde ne pourra pas apprécier, on adore ou l’on déteste, pas d’entre-deux. Moi-même, j’ai eu du mal à mon premier visionnage, tellement j’étais inondé de questions et de doutes. J’en ai pratiquement pas dormi les semaines suivantes, hanté par les pensées de cet anime. Dis comme cela, ça pourrait presque faire peur, loin de moi cette idée. Il faut voir cette série, qui vous fera regarder le monde autrement. Et puis, n’oublions pas le travail visuel et sonore qui est dantesque et qui en fait une œuvre totale et des plus complètes.

Je vais m’arrêter là dans cette élocution d’amour débordant, mais vraiment, jetez-y un œil averti.

Monogatari Series | SHAFT

Artiste : WABI [source]
Là, je pense ne surprendre personne, je fais suffisamment étalage de cette série sur Twitter ou encore Discord. L’histoire se concentre sur divers personnages, notamment Araragi Koyomi, qui, par un certain concours de circonstance, deviendra un vampire. Il cherchera par la suite à résoudre nombre de soucis et phénomènes liés aux « aberrations », aidé par plusieurs amis. Clairement avant de me lancer dans le visionnage de la première saison (Bakemonogatari), je m’attendais à un truc assez classique, pas mauvais mais pas mirobolant non plus. J’ai été vite surpris par deux choses, qui menèrent au constat que, bah je m’étais planté.

Déjà, l’histoire n’est pas si classique que cela et fourmille de détails. Chaque personnage a droit à au moins un arc centré sur lui. En outre, ils sont tous très soignés, avec une histoire propre qui fonde le récit principal. Monogatari Series, ce n’est pas une trame principale, sur laquelle on greffe des personnages pour la faire avancer, mais l’exact opposé. On prend  plusieurs personnages et, leurs actions cumulées et entrelacées forment une trame narrative plus globale. C’est à mon sens, la très grande force des récits contenus dans cette série.

Le second point se situe au niveau visuel. Le « style Shaft » y apporte assurément un plus. Ce que j’appelle la « théâtralisation de l’image » permet de raconter une histoire dans l’histoire. Un dédoublement des points de vues en somme. Ces choix, faits par Shaft, permettent de donner plus de profondeur au récit et d’accentuer ce coté -histoires multiples- très présent. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir lire le LN original, mais je pense que cette adaptation est de ce qu’il y a de mieux, au regard du récit qui nous est offert.

Monogatari Series, ce sont donc des histoires, des personnages, mis en scène brillamment. La B.O. n’est pas en reste et je pourrais même faire un article dédié aux génériques, tant il y a à dire là dessus également. Si vous ne vous êtes pas encore penchés dessus, foncez ! N’ayez pas peur des nombreux épisodes déjà disponibles, cette licence en vaut la chandelle !

Jeu vidéo

Fire Emblem Awakening | Intelligent Systems & Nintendo

Artiste : SamanatorClub [source]
Avant tout, je dois vous avouer que le choix a été plus difficile à faire pour les JV contrairement aux autres ci-dessus, j’ai notamment pas mal hésité à y glisser Dofus, un autre des opus de la saga Fire Emblem et j’avais même à l’origine commencé à écrire sur Final Fantasy Tactics A2. Vous remarquerez au passage que oui, il ne s’agit que de RPG tactiques en tour par tour. Que voulez-vous, je suis tombé accro du genre.

L’histoire est en somme assez classique, mais saura s’étoffer au fil des chapitres, grâce principalement à ses personnages, tous (ou presque), plus géniaux les uns que les autres ! Pour moi, c’est l’un des points forts du jeu. Sans déconner, comment ne pas fondre devant Tharja ?! La mettre en couple avec Henri est probablement l’une des meilleurs idées que j’ai eu. Car oui, le système de soutien est très poussé. Plus deux unités s’entendent bien, plus vous en apprenez sur elles, leurs relations, mais aussi gagnez des bonus au cours du combat si elle sont proches. Vous pouvez donc aller jusqu’au mariage, qui donnera naissance à une progéniture, qui sera elle aussi jouable par la suite.

Autre point sur lequel on attend particulièrement un Fire Emblem, c’est son gameplay. Et là, rien à redire. Entre le nombre d’unités possibles à recruter, les spécialisations que vous pouvez leur donner, votre groupe ne ressemblera à aucun autre. Bien entendu, la mort permanente est toujours présente, mais notez qu’il est possible d’ajuster la difficulté, ce qui permettra aux moins téméraires de profiter convenablement du titre. Il ne faut pas oublier le visuel particulièrement soigné, avec un chara-design superbe, des cartes détaillées et des cinématiques époustouflantes. On en a presque du mal à croire que la 3DS peut offrir autant. La B.O. n’est pas en reste, avec des titres finement travaillés.

En fan de la licence après avoir touché à The Sacred Stones, je retrouve l’une de mes séries favorites dans un volet qui m’a conquit avec ses personnages attachants. Un jeu auquel je vous invite à jouer ou à rejouer ! Cela m’a d’ailleurs donné envie de retourner dessus, bien que n’ayant pas encore terminé les Fates.

Advance Wars Dual Strike | Intelligent Systems & Nintendo

Artiste : doghateburger [source]
Là, il va falloir que je fasse appel à ma mémoire défaillante, n’ayant pas rejoué à ce jeu depuis des années. L’histoire est là aussi plutôt classique (mais pleine d’humour), mais encore une fois c’est le gameplay qui va surtout m’intéresser. Contrairement à Fire Emblem, nous ne sommes pas dans un monde fantastique, mais au contraire dans un monde plus proche du notre. Dans Advance Wars, vous incarnez un général (ou deux). Chaque général a une particularité propre ainsi qu’un pouvoir distinct des autres. Vous ne le jouez pas directement, puisque vos unités sont des chars d’assauts, des cuirassés ou encore des bombardiers. La gestion du contrôle du terrain est très importante, car les bâtiments présents vous permettent soit de construire des unités ou encore de gagner de l’argent, qui sert à les produire. Mais attention, aucun bien n’est acquis indéfiniment, l’ennemi peut vous le reprendre à tout moment, il faut donc bien faire attention, d’autant plus que la capture du QG signifie la fin de la partie.

Si mes souvenirs sont bons, j’ai dû passer plus de 300~350 heures sur ce jeu ! La re-jouabilité est assez grande (avec divers niveaux de difficultés) et vous pouvez même créer vos propres cartes. Ajouter à cela le fait de pouvoir jouer avec plusieurs de vos amis, notamment jusqu’à 4 sur une même console, vous n’avez pas fini de vous amuser. Visuellement, le soft est assez propre et sa B.O. est de qualité, avec un nombre de titres assez conséquent.

La saga Advance Wars a une place particulière dans mon cœur, car il s’agit du premier T-RPG auquel j’ai joué, sur la Gameboy de mon voisin. Le fait de pouvoir y jouer à deux, sur une même partie avec qu’une console, était assez dingue. Ce titre m’a en quelque sorte fait retomber en enfance. Cette série est probablement moins connue que celle ci-dessus, mais elle vaut clairement le détour (même si j’avoue ne pas avoir aimé le dernier, Dark Conflict).


Et voilà ce petit tour d’horizon de quelques-unes de mes œuvres favorites touche à sa fin, mais on se retrouve (vite ?), pour le deuxième volet, qui portera sur le cinéma, la musique et la littérature. En attendant, j’attends avec grande impatiente que vous me mettiez vos mangas/animes/jeux-vidéo préférés en commentaire !

Esenjin Écrit par :

Rédacteur du site. Fondateur de « Camelia Studio » & de « Mag'zine ». Passionné d'arts et de culture. Se pose trop de questions. Membre de la mafia nantaise. Fortement fan de Monogatari Series, Shinsekai Yori, GITS & Yorimoi.

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