Décadence de la France (?)

Si je commence cet article par cette vidéo, ce n’est pas pour rien. L’actualité bouillante des dernières semaines me touche, m’interpelle et m’émeut. Je pense des choses et, cette vidéo a été le déclencheur pour prendre mon clavier et écrire l’article sur lequel vous êtes. Lorsque je l’ai visionné pour la première fois, j’ai pleuré. Des larmes de tristesse, de la colère et, du dégoût. Tout d’abord, de la tristesse, pour ces fonctionnaires de Police, victime d’une haine incompréhensible. Puis de la colère, envers ces personnes qui prennent plaisir à infliger cette violence inouïe à des personnes ne faisant que leur bouleau, simplement. Et enfin, du dégoût, en observant ces passants, presque en émerveillement devant la scène se jouant sous leurs yeux, préférant filmer pour faire du chiffre sur Youtube, plutôt que de venir en aide à deux personnes en ayant bien besoin.

On touche là trois soucis majeurs, sur lesquels je vais donc revenir.

Forces de l’ordre et État.

Abordons en premier lieu nos forces de l’ordre (que ce soit la Police ou la Gendarmerie), mais aussi, et surtout, l’État et ses grosses têtes. Il y a déjà ici un profond malaise.

Des gens courent. Je ralentis. Je ne fuis pas. Des CRS hurlent de se mettre au sol. L’un me pousse. Je suis docile : je m’allonge sur le dos. « À terre! » J’y suis… Sans sommation, il m’assène cinq ou six coups de matraque sur les jambes, avec de l’élan. Un autre sur ma main, placée devant mon visage. « Sur le dos! Sur le ventre! Les mains dans le dos! Sur la tête! » J’obéis.

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À la lecture, on est en droit de se poser des questions. C’est le monde à l’envers, pourtant, en lisant un autre article, la brume s’en va.

On avait un signalement précis. On s’est dit qu’on n’allait pas les laisser passer… On n’a jamais reçu l’ordre, rapporte-t-il. Au lieu de ça, on les a laissés progresser tranquillement. Ce jour-là, un collègue officier a été blessé gravement à la jambe par un tir de mortier.[…] Ici, on interpelle juste pour les images du 20 Heures, pour faire croire qu’il y a de la fermeté de la part du gouvernement. […] Une manifestation qui se passe bien, on parle du fond. Quand vous avez des casseurs, on se focalise sur les violences et les vitres cassées. […] Dans son propre entourage, des voix l’interpellent. Certains ne comprennent plus ce que je fais, lâche-t-il, désabusé. Avant de reconnaître : J’ai l’impression d’être devenu un pion politique.

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Et là je suis circonspect. Les hautes instances, demanderais sciemment, de laisser les casseurs perpétrer leur violence, afin de décrédibilisé la manifestation et de montrer que l’État est fort. Sérieusement ? On nage en plein délire, digne d’un film à succès. Et on continu derrière à pousser les forces de l’ordre au bout, en flux tendu, plus de cent heures de travail semaine pour certain, sous un climat oppressant. Et ensuite on s’étonne que certains craquent et finissent par commettre des actes impardonnables.

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Ces personnes, humaines, méritent bien plus de considération. En particulier venant des grosses têtes tirant les ficelles de la malice. Cet état d’urgence, en plus de ne plus être utile (voir ici) depuis des lustres, épuise et mes à genoux ces flics, qui n’arrivent plus à effectuer leur taff décemment.

Haine et violence

Mettons maintenant en évidence le deuxième point de cet article, la haine viscérale et la violence phénoménale qui gangrènent nos manifestations. Je dois vous avouer que là, je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. D’autant plus qu’aux dires qui passent sous mon oreille, une partie de ces personnes, extrêmement violentes, notamment celles de la vidéo ci-dessus, seraient « éduquées », auraient de « bonnes situations professionnelles ».

Comment des personnes ne venant pas d’un milieu social fragile, vivant visiblement bien, sans avoir à se soucier de s’ils vont pouvoir manger demain, ont pu sombrer dans cette folie ? Ce comportement est juste affligeant. Je n’arrive pas à saisir comment et pourquoi, on en veut tant à des enseignes ainsi qu’aux forces de l’ordre. La destruction procure-t-elle un sentiment si jouissif ? Permet-elle de s’accomplit ? J’ai des doutes. Ce caillassage gratuit m’exaspère. Comme mentionné précédemment, les flics subissent déjà une pression énorme, avec l’état d’urgence, mais en lus de cela, il leur faut supporter ce climat hostile et particulièrement pesant, qu’ils ne méritent pas. Ils ont bien du courage à continuer à se lever chaque matin.

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À-t-on oublié que tout les jours, ces gens veillent à ce que chacun puisse vivre sereinement, quitte à se mettre eux-même en danger. Comment peut-on scander des slogans prônant leur éradication ? Agir de la sorte est pitoyable. Car vous serez bien content de les trouver, lorsque vous vous ferez voler, agresser ou que sais-je encore. Parce-que eux, seront toujours là, quoi qu’il arrive et qui que vous soyez, pour vous secourir.

Oui il y a des dérapages de leur part, oui il y a des cons, mais comme partout. L’écrasante majorité aime son travail et le fait avec sérieux.Ayez envers eux le respect qu’ils méritent.

Perversité de la société

Pour le dernier point qui sera traité ici, un malaise qui me fou la gerbe. Là, on pointe un problème de la société. Alors je n’ai pas fait sociologie, il ne s’agit pas ici d’étudier le comportement de ces gens, mais voir les passants ainsi, contemplant le « spectacle » qui se déroule, ça ne peut me laisser indifférent. Non content de ne pas leur venir en aide, ni même d’appeler des secours, ils préfèrent utiliser leurs téléphones afin de filmer la scène.

Ce comportement me dépasse. Encore plus que la haine citée ci-dessus. Comment peut-on se délecter de ceci et, préférer diffuser ces actes sur Youtube ou autre, plutôt que de venir en aide à deux personnes qui en ont besoin ? Ils devaient êtres bien 30 à 40 personnes autour, ne me dites pas qu’à eux tous, ils n’auraient pas pu stopper cinq abrutis. Le plus malheureux, c’est que ce comportement n’est pas une exception. C’est une tendance qui se généralise.

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L’attrait de la « célébrité », des « nombres de vus » est tel, que visiblement, la population préfèrerait retransmettre le lynchage en direct d’une personne, au détriment de lui porter secours. Est-ce que ces personnes arrivent à dormir l’esprit tranquille ? Sans culpabilisé chaque matin, de ce qu’ils auraient pu faire, de ce qu’il auraient dû faire ? En étant heureux et content, d’avoir publié la vidéo qui a dépassé les X visionnage ?

Cette volonté de vouloir être le centre de l’attention, quoi qu’il en coûte, ronge les rapports entre humains. La société, aliénante, arrive à semer dans la tête du peuple, le désir de voir autrui souffrir. Afin de se rassurer de sa condition ? Je ne sais pas.

En fin de compte

Cet article ne fera rien avancer, je m’en doute bien. Mais il m’aura au moins permis de m’apaiser quelques temps. Il fallait que sa sorte, que je dise mon ras-le-bol et mon incompréhension, de ces événements surréalistes.

Voila, mon coup de gueule est terminé, le prochain article sera bien plus léger et, devrait normalement parler de Black Desert Online.

Bises.

 

n.b. : les photographies de chats mignons, servant à détendre un temps soit peu l’atmosphère, ont été trouvées par ici.
Esenjin ⚜ San[gigi] Écrit par :

Rédacteur du site. Fondateur de « Camelia Studio » & de « Mag’zine ». Passionné d’arts et de culture. Se pose trop de questions. Membre de la mafia nantaise. Fortement fan de Monogatari Series, ShinsekaiYori & Ghost in the Shell.

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