Épilogue

Je sens désormais qu’elle m’attend,
Désespérément.
La verrais-je en cette nuit ?
À minuit.
Va-t-elle parvenir à m’aborder ?
M’emporter.
Elle tente encore et toujours, à m’atteindre,
Sans se plaindre.
Cruelle, douce & élégante,
Charmante.
Demoiselle de noir vêtue,
Bien têtue,
Tu n’y arriveras jamais.
Jamais !
Cela même si c’est l’aurore,
À t’octroyer ma mort.
Mon existence est une tristesse éternelle.
Elle,
Ne connaîtra que souffrance.
En silence,
J’en rêve,
Sincèrement, j’en rêve,
Alors enlace-moi s’il te plaît,
Afin de soigner mes plaies.

Couleurs femme

Il ne me reste que peu de temps à vivre,
Je tente de terminer ce que j’ai laissé inachevé,
Je poursuis le but dicté par mes rêves,
Mais nombreux sont ceux qui m’empêchent d’avancer.

Que dois-je atteindre dans ce labyrinthe sans issue ?
Je veux toucher le ciel bleu infini s’éloignant.
Est-ce que je cherche à fuir la réalité ?

Il pleut de ses yeux de cristal,
Des larmes qui n’effaceront pas mes péchés,
Je deviendrai alors aussi forte qu’il le faudra.

Je vaincrai la douleur de ce que j’ai perdu,
Malgré la lumière colorée de l’espoir approchant,
Je dois jouer le tout pour le tout.

Les blessures finiront par se refermer,
Laissant des cicatrices qui me diront :
« Lève-toi, et va de l’avant… »

Une nuit

Tout commence au crépuscule,
Lorsque les lunes apparaissent,
C’est alors que mon âme se révèle,
Jusqu’alors dans la paresse,
Elle n’a plus rien de minuscule,
À ce moment, mon cœur disparaît,
Sauvage mais délicate haine,
Annihile tout pendant la nuit,
C’est une soif qui me nuit,
Je garde en moi toute cette peine,
Puis, à l’aurore, l’autre réapparaît.

Larmes

Le pourpre coule sur sa joue,
Pendant que le désespoir,
S’empare,
De ses yeux doux.
Si la vie fait souffrir,
La mort vient-elle guérir ?
Les encens se fourvoient.
Ce n’est point le sommeil infini,
Je garde foi,
De revoir mon amie,
Au-delà de l’horizon,
J’écrirai notre histoire,
Graverai mon ardeur,
En serrant contre mon corps ta chaleur,
Alors attends-moi, je viens te voir,
Car cela est ma raison.