Violet Evergarden, un adieu que je n’arrive pas à faire.

Jeudi dernier, il y a donc de cela une semaine, je suis sorti en ville, pour pratiquement la première fois en deux ans. Les cinémas avaient réouvert la veille et je m’étais empressé de réserver ma place pour « Violet Evergarden : le film ». Quelques semaines auparavant, j’avais reçu mon coffret collector BR de la série, j’ai donc pu me remettre dans le bain comme il se doit. Voici d’ailleurs un petit aperçu de ce dernier :

Un peu attristé, la larme à l’œil, je pensais être prêt et bien en condition pour aller voir ce dernier film, qui clôture cette série magistrale.


La première claque que l’on prend, c’est l’image. C’est d’une beauté. Même si l’on s’y attend venant de la part de Kyoto Animation, on ne peut que rester ébahi dès les premières secondes d’animation. Le premier plan séquence met les choses au clair d’entré de jeu ; nos yeux en auront pour leur argent ! Tout le film sera de cet acabit, avec cette exigence dans l’animation, les décors, les lumières, les personnages et tous les petits détails disséminés partout.

L’autre baffe que l’on prend, c’est au niveau du son. Un réel effort a été apporté à la spatialisation du son et autant vous dire qu’au cinéma, c’est d’autant plus impressionnant. Nous sommes en totale immersion avec nos héros.

Et nos héros justement, parlons-en. Bien entendu, nous allons suivre Violet, à la recherche de Gilbert, après qu’il ai resurgit à la découverte d’une lettre, mais, nous suivrons également l’évolution des autres personnages, Erica, qui fini par avoir sa pièce notamment, mais aussi Daisy (petite fille d’Anne, voir l’ép.10 de la série), qui est introduite au début du film, deux générations après notre aventure, elle va nous compter l’impact qu’aura eu Violet sur son temps.

L’histoire est donc bien riche et nous tiendra en haleine, sans longueur, pendant les deux heures et vingt minutes que dure ce film.

Au-delà de ça, comme la série ou le premier film, ce sont les sentiments qui laisseront une trace indélébile en nous. Comme annoncé au début de cet écrit, j’ai revu avant d’aller en salle obscure, la série et le premier film. Même sur ce second visionnage, impossible d’arrêter mes larmes. À chaque épisode, une nouvelle palette d’émotions nous transperce le cœur.

Mais dans ce film, woh, c’est un déluge, un flot constant qui nous submerge à chaque instant, qui nous fait ressortir de notre séance lessivé, complétement épuisé. Je n’avais pas ressenti cela aussi intensément depuis Shinsekai Yori. Violet Evergarden : le film, c’est une expérience intense à vivre.

C’est personnel, mais le moment qui m’a probablement le plus touché, c’est la lettre de Julis à ses parents. C’est à peu de chose près les mots que j’ai utilisé dans la dernière lettre que j’ai écris à mon père. Un écho qui a donc eu un retenti tout particulier en moi.

En sortant du cinéma cependant, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un pincement au cœur. « Était-ce nécessaire de faire revenir le Major ? », « Le propos n’aurait-il pas eu plus d’impact, si Violet avait réussie à se reconstruire sans le retrouver ? », « Cela n’aurait-il pas été plus beau de voir qu’elle puisse faire son deuil et avancer malgré tout dans sa nouvelle vie ? », ces questions m’ont hantées quelques jours durant.

Puis en prenant du recul, j’ai pris conscience que ce n’était pas Violet qui avait besoin de cela, mais moi. C’est moi, qui avait besoin d’entendre ce message. De me sentir rassuré. Moi, qui ai besoin de réussir à tourner une page, afin de pouvoir écrire la suivante.

Quoiqu’il en soit, je peux dire aujourd’hui que j’ai vraiment été heureux de visionner cette œuvre, qui, par bien des aspects, vaut assurément le détour. Une œuvre touchante, émouvante, qui ne laissera personne indifférent. Si vous en avez l’occasion, sincèrement, allez le voir. En attendant, je croise les doigts pour un coffret BR réunissant les deux films.

Note : tous les gifs de l'article sont issus du film Violet Evergarden ; Éternité et la Poupée de souvenirs automatique.

Esenjin Écrit par :

Rédacteur du site. Fondateur de l'association « Camelia Studio ». Passionné d'arts et de culture. Se pose trop de questions. Membre de la mafia nantaise. Fortement fan de Monogatari Series, Shinsekai Yori, GITS & Yorimoi.

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